Favoriser l’autonomie dans l’alimentation, dès le plus jeune âge
Favoriser l’autonomie dans l’alimentation, dès le plus jeune âge L’alimentation du jeune enfant joue un rôle fondamental dans la construction de leur comportement alimentaire. Favoriser l’autonomie alimentaire dès la naissance permet non seulement d’encourager une relation saine avec la nourriture, mais aussi de respecter les capacités physiologiques et cognitives des enfants. Tout comme un enfant apprend à marcher par lui-même, sans que l’on ait besoin de lui enseigner chaque mouvement, mais en lui offrant un environnement propice – des appuis pour se lever, un espace sécurisé pour ses premiers pas – il en va de même pour l’alimentation. Un enfant naît avec des capacités innées à manger, et notre rôle en tant qu’adultes est de lui offrir un cadre adapté, sain et sécurisant, qui lui permette d’explorer et d’affiner ses compétences alimentaires à son rythme et lui permettre de les développer. Comme l’évoque le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott (1), le rôle du parent est de fournir un environnement facilitant, où l’enfant peut expérimenter en toute confiance.
Favoriser l’autonomie dans l’alimentation, dès le plus jeune âge

L’alimentation du jeune enfant joue un rôle fondamental dans la construction de leur comportement alimentaire. Favoriser l’autonomie alimentaire dès la naissance permet non seulement d’encourager une relation saine avec la nourriture, mais aussi de respecter les capacités physiologiques et cognitives des enfants.
Tout comme un enfant apprend à marcher par lui-même, sans que l’on ait besoin de lui enseigner chaque mouvement, mais en lui offrant un environnement propice – des appuis pour se lever, un espace sécurisé pour ses premiers pas – il en va de même pour l’alimentation. Un enfant naît avec des capacités innées à manger, et notre rôle en tant qu’adultes est de lui offrir un cadre adapté, sain et sécurisant, qui lui permette d’explorer et d’affiner ses compétences alimentaires à son rythme et lui permettre de les développer. Comme l’évoque le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott (1), le rôle du parent est de fournir un environnement facilitant, où l’enfant peut expérimenter en toute confiance.

L’Autonomie alimentaire dès l’alimentation lactée

L’autonomie alimentaire commence dès les premiers jours de vie. Lorsqu’un nourrisson est allaité, il régule naturellement sa prise alimentaire en fonction de ses besoins énergétiques. Il tète selon sa faim et son rythme, entretenant ainsi sa capacité à écouter ses signaux de faim et de satiété (2).
Pour les enfants nourris au biberon, il est possible d’adopter une approche similaire en suivant des principes tels que l’alimentation réactive, où l’adulte observe les signes de faim et de satiété du bébé plutôt que d’imposer une quantité fixe de lait.
Il est recommandé de proposer le biberon d’une manière physiologique et d’éviter de forcer à finir lorsqu’il montre des signes de désintérêt (3).

La Diversification Alimentaire et l’Expérimentation

Lors de la diversification alimentaire, qui débute entre 4 et 6 mois, encourager l’autonomie passe par le respect du rythme de l’enfant et la mise en place d’un environnement favorable à la découverte sensorielle des aliments.
Et ceci, quelle que soit l’approche.
Avec l’approche traditionnelle, lorsqu’on propose une cuillère à son bébé, il est préférable de la poser délicatement sur sa lèvre inférieure (ou sa langue) avec une légère pression, puis d’attendre qu’il ferme naturellement la bouche autour. Cette approche respecte son rythme et lui permet d’être acteur de son repas. Il peut être aussi intéressant de laisser l’enfant manipuler la cuillère, le laisser s’entraîner à la coordination oeil-main et ainsi développer son autonomie motrice.
Avec l’approche de la Diversification Menée par l’Enfant (DME), l’autonomie est au centre de la découverte, il est possible de proposer directement des morceaux adaptés à la préhension de l’enfant afin qu’il puisse explorer les textures, les goûts et les odeurs à son propre rythme (4). La DME encourage l’enfant à se nourrir en fonction de sa faim et développe sa motricité fine et sa confiance en lui.

Préserver les capacités d’auto-régulation des enfants

Les jeunes enfants possèdent une capacité innée à réguler leur appétit en fonction de leurs besoins énergétiques. Dès la naissance, ils savent instinctivement combien de lait boire, et cette compétence se poursuit lors de la diversification alimentaire. Cependant, à partir de 3 ans, cette autorégulation peut être influencée par des facteurs extérieurs tels que la pression parentale, la taille des portions ou l’environnement social (5).
Respecter les signaux de faim et de satiété : Laisser l’enfant manger à son rythme et s’arrêter lorsqu’il le souhaite est essentiel pour maintenir cette capacité. Insister pour qu’il « finisse son assiette » peut perturber ses signaux internes et favoriser, à long terme, des comportements alimentaires inadaptés (6).
Mettre des mots sur les ressentis des sensations alimentaires et limiter l’influence des facteurs externes lorsque les enfants grandissent. Offrir des portions adaptées aux besoins de l’enfant et éviter de le récompenser avec la nourriture permet de ne pas fausser son rapport à l’alimentation (7).

Créer un environnement favorable à l’autonomie

Quelques stratégies pour encourager l’autonomie de l’enfant
• Familiariser avec la variété alimentaire : si l’enfant voit régulièrement que les légumes ont leur place dans chaque repas, même s’il n’en mange pas, cela deviendra naturel pour lui de voir des légumes et plus facile d’en consommer
• Explorations et découvertes : laisser l’enfant explorer avec tous ses sens, en dehors et pendant les repas.
• Offrir un choix contrôlé : plutôt que d’imposer un aliment, proposer deux options saines permet à l’enfant de développer son pouvoir de décision.
• Utiliser des ustensiles adaptés : assiettes à rebords, cuillères ergonomiques et verres d’apprentissage, même avant de les utiliser, permettent aux enfants d’explorer la prise alimentaire de manière autonome.
• Partager les repas en famille : Observer les adultes manger favorise l’apprentissage par mimétisme et encourage l’enfant à participer activement au repas.

L’Importance de l’accompagnement diététique des parents

Encourager l’autonomie alimentaire des jeunes enfants nécessite un accompagnement parental bienveillant et informé. Les diététiciens ont un rôle clé à jouer dans cette démarche en sensibilisant les parents à l’importance de respecter le rythme de leur enfant, tout en veillant à une alimentation équilibrée.
Se former en tant que diététicien à l’alimentation des enfants, mais aussi aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’alimentation (allergies, troubles alimentaires pédiatriques…) permet d’accompagner efficacement les familles.

Conclusion

Favoriser l’autonomie alimentaire dès le plus jeune âge est une démarche essentielle pour permettre aux enfants de développer une relation saine et apaisée avec la nourriture. Dès l’allaitement ou le biberon, en passant par la diversification alimentaire, il est possible de mettre en place des stratégies pour encourager l’enfant à explorer, choisir et réguler son alimentation en fonction de ses besoins. Les diététiciens ont un rôle clé dans cet accompagnement, en aidant les parents à adopter des pratiques adaptées et en formant d’autres professionnels à l’alimentation infantile. Se spécialiser dans ces domaines permet de mieux comprendre les enjeux et d’apporter un soutien de qualité aux familles.

 

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  • Formation Troubles Alimentaires Pédiatriques (TAP)
  • Formation Diversification Alimentaire Menée par l’Enfant (DME)
    • Pour guider les parents et leur permettre d’identifier les capacités de leur enfant et de les développer puisque c’est une clé de la prise en soin des TAP. Et l’autonomie est au centre de la DME.
  • Formation Parents Partenaires et Acteurs :
    • Impliquer les parents dans la prise en soin diététique pédiatrique est indispensable pour accroître l’efficacité et l’efficience de nos consultations, améliorer le sentiment de compétence parentale et permettre à l’enfant d’adopter des changements de comportement alimentaire positifs.

 

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Références :
• (1) Winnicott, D. W. (1971). Playing and Reality. London: Tavistock Publications. (Traduit en français sous le titre Jeu et réalité, Gallimard, 1975).
• (2) Gonzalez, C. (2018). My Child Won’t Eat: How to Prevent and Solve Feeding Problems. Pinter & Martin.
• (3) Brown, A., & Lee, M. (2011). Maternal control of child feeding during the weaning period: differences between mothers following a baby-led or standard weaning approach. Maternal & Child Health Journal, 15(8), 1265-1271.
• (4) Rapley, G., & Murkett, T. (2010). Baby-led Weaning: Helping Your Baby to Love Good Food. The Experiment.
• (5) Johnson, S.L. (2000). Improving Preschoolers’ Self-Regulation of Energy Intake. Pediatrics, 106(6), 1429-1435.
• (6) Birch, L.L., et al. (1991). Learning to eat: Behavioral and psychological aspects. Annual Review of Nutrition, 11, 75-96.
• (7) Fisher, J.O., & Birch, L.L. (2002). Eating in the absence of hunger and overweight in girls. Obesity Research, 10(2), 105-112.

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